
4ème Edition du salon «BELLES MONTRES», PARIS
Un rendez-vous unique, devenu incontournable en France. Plus de 50 marques horlogères se sont à nouveau exprimées sur 3500 m² pour le plaisir de près de 12.000 visiteurs. Ce salon parisien qui a chaque année plus de succès réunit harmonieusement collectionneurs et curieux. C’est une opportunité unique pour les amateurs français de montres d’admirer les réalisations horlogères les plus étonnantes. La plupart des grandes maisons sont présentes sauf Rolex et les marques du Swatch group qui préfèrent peut-être réserver leurs efforts pour le gigantesque Baselworld. Petit tour d’horizon d’un salon luxueux et cossu, qui cette année faisait plutôt la part belle aux montres d’hommes…
Les «Classiques» indémodables
Que ce soit chez Hermès, Piaget, Vacheron Constantin, les lignes dites classiques remportent toujours un franc succès chez les amateurs d’horlorgerie. Pour ceux qui considèrent l’achat d’une montre comme un investissement financier autant que sentimental, le garde-temps aux lignes pures et sobres et à la mécanique irréprochable, est une valeur sûre qui saura se jouer des modes et des effets de style.
La Patrimony Contemporaine de Vacheron Constantin illustre parfaitement ce propos. Cette pièce de 40 mm, en platine, affichant tout simplement les heures et les minutes est un modèle somptueux, discret, élégant et classe. Son boîtier s’ouvre sur un cadran opalin gris ardoise. Conçue et réalisée selon les critères les plus exigeants de la haute horlogerie genevoise, cette création est naturellement dotée d’un mouvement maison, le calibre 1400 à remontage manuel, estampillé du prestigieux Poinçon de Genève. Côté design, les stylistes de Vacheron Constantin ont réalisé le boîtier en platine de la montre Patrimony Contemporaine en réunissant deux séries de critères rarement associés : un profil classique à la minceur raffinée et un diamètre très contemporain de 40 millimètres Une légère cambrure sur le pourtour du cadran lui permet de renvoyer plus uniformément et généreusement la lumière. Côté mécanique, le calibre V.C. 1400 à remontage manuel peut s’enorgueillir du titre « mouvement manufacture », c’est-à-dire une réalisation issue de la maison qui la signe, fruit de l’expérience et du savoir-faire de ses maîtres horlogers oeuvrant dans ses propres ateliers.
Chez Hermès, on adopte également ces codes alliant ardoise et noir avec la carré H. La marque de luxe française Hermès s’est associée au designer architecte Marc Berthier, pour imaginer une montre d’exception, la Carré H. Cette édition carrée – 36,5 x 36,5 mm – ne commet pas d’excès de rigueur. Au contraire, le boîtier dispose d’angles ronds et de courbes sur le dessus et le dessous du cadran, renforçant encore un plus son élégance au poignet. Le boîtier en titane, accompagné d’un bracelet en Cuir de veau Barénia noir, est étanche jusqu’à 30m et laisse apparaître sur le dessous, le mécanisme GP 3200 de la manufacture suisse Sowind. Une édition limitée à 173 pièces numérotées. 173 comme le nombre d’années d’existence de la maison parisienne, créée en 1837.
Enfin chez Piaget, c’est l’Altiplano Automatique 43 mm présenté au SIHH 2010 qui est mis à l’honneur. Il s’agit bien plus que d’une version automatique de l’Altiplano: à travers cette nouvelle mouture Piaget a souhaité célébrer les 50 ans du calibre 12P qui fut, en son temps, le calibre automatique le plus fin au monde (2,3mm d’épaisseur) et rappeler ainsi la maîtrise de la manufacture dans le domaine particulier des calibres plats. Les deux nouveaux calibres automatiques ultra-fins, successeurs du 12P, sont les 1200P et 1208P. Le1208P, qui équipe l’Altiplano Automatique 43 mm permet l’affichage d’une trotteuse décentrée alors que le 12P n’affichait que l’heure et les minutes. Ce second calibre est utilisé par les deux Altiplano (également en or gris et en or rose) qui rentrent dans la collection permanente. Malgré la taille de leurs boîtiers, ces Altiplano ont su conserver l’élégance intemporelle de la collection et la qualité de la présentation des calibres les rendent très séduisantes. Notre préférence, en tant qu’amateur ira pour le modèle en or rose, très élégante, plus chaleureuse.
Les montres sportives toujours à l’honneur
Si en matière d’art horloger les tendances se font et se défont chaque année au rythmes des différents salons internationaux, un phénomène reste présent depuis des décennies, c’est l’engouement indétrônable pour les modèles sportifs. Les horlogers nous ont proposé à Paris des déclinaisons sportives inspirées de la mer mais aussi de l’aviation ou dédiées aux explorateurs de l’extrême.
Inspirée du monde des sports nautiques, la Clipper d’Hermès joue la carte de la sportivité mais également de l’élégance. Son gros gabarit 44 mm se prête évidemment à la pratique de ce genre d’activité. Réalisée en titane, un matériau plus léger et plus résistant que l’acier, elle se pare d’un bracelet en caoutchouc ultra-résistant et aux couleurs variées. En effet, un tout nouveau brun se glisse entre l’audacieux orange mais néanmoins classique de la maison et l’élégant noir. Pour finir, le boîtier rappelle le hublot du fameux voilier, qui a donné son nom à cette collection de montres Hermès, à la fois sportive et élégante, imaginée par Henri d’Origny, il y a près de 20 ans.
Chez Audemars Piguet, ce n’est pas seulement le monde marin mais bien le monde des abysses que l’on défie avec la Royal Oak Offshore Diver Automatique. Etanche à 300 mètres, elle fait partie de la prestigieuse catégorie des montres de plongée, celles-là même qui ont acquis leurs lettres de noblesse au poignet des nageurs de combat et des professionnels de l’exploration en eaux profondes. Les amateurs de grands fonds s’en délecteront. Ceux qui ne pratiquent pas la plongée mais qui connaissent sur le bout des doigts la belle horlogerie technique et sportive ne manqueront pas, eux aussi, d’en faire l’éloge. Ils y verront un garde-temps robuste, fiable, résistant aux pressions et aux chocs, ainsi qu’aux phénomènes magnétiques. Pour sa nouvelle montre de plongée, Audemars Piguet a choisi la pureté. C’est une montre de plongée sans autres complications qu’un automatique.
Au sein de son boîtier de 42 mm et 13,75 mm de hauteur, se loge un calibre d’excellence 3120. Evidemment, en plus de l’heure et des minutes, elle indique clairement et sans risque d’erreurs les temps de plongées conformément aux normes en vigueur. Son look est à la hauteur de ses performances avec son boîtier en acier inoxydable, son décor quadrillé particulier baptisé « Méga Tapisserie » et son bracelet en caoutchouc noir.
Quittons la mer pour le ciel avec Bell & Ross. L’horloger franco-suisse Bell & Ross offre une lecture du temps originale, inédite et hors des sentiers battus avec la BR-01 Compass. En effet, ce garde-temps s’inspire, comme son nom l’indique, d’un compas de navigation aérienne pour donner l’heure ! Plus concrètement, le cadran est constitué de deux disques concentriques indépendants, respectivement gradués 12 heures et 60 minutes (sur la photo à droite, la montre indique 10h10). Sous la glace, un repère blanc vertical marque le grand chiffre des heures et le petit chiffre des minutes. La lecture de l’heure s’effectue donc à l’aplomb du repère, du haut vers le bas. La lunette dessine deux fenêtres séparées par une ligne qui symbolise le plan horizontal. La fenêtre supérieure est entièrement dédiée à la lecture de l’heure. La fenêtre inférieure teintée permet d’observer les disques dans leur complète rotation. Lors de la rotation, un réglage au micron près garantit de manière constante le parallélisme des disques. La précision du montage exige ensuite tout le savoir faire des maîtres horlogers. Niveau look, Bell & Ross reste fidèle à ses lignes avec une montre qui joue le monochrome, un boîtier noir démesuré de 46mm et un bracelet en caoutchouc pour un fini sport-chic très intéressant.
Enfin, chez Jaeger-LeCoultre, on célèbre un univers d’exploration et d’invention avec le dernier chronographe de la ligne Master Compressor Extreme LAB, Master Compressor Extreme LAB 2 Tribute to Geophysic. Dotée d’un tout nouveau mouvement chronographe mécanique spécialement conçu pour les univers les plus extrêmes, cette montre concept avant-gardiste est équipée de fonctions innovantes et de mécanismes performants. Plusieurs innovations font de cette montre un instrument dédié aux explorateurs de l’extrême : un sélecteur de fonctions intégré à la couronne au maniement aisé, un compteur digital breveté pour indiquer les minutes sautantes du chronographe, un stop-seconde manuel, une réserve de marche circulaire et une fonction GMT qui se consulte d’un simple coup d’oeil. Afin de tester les qualités de la Master Compressor Extreme LAB 2 Tribute to Geophysic, Jaeger n’a pas hésité à soumettre la montre à un test grandeur nature, dans les sévères conditions qui prévalent en haute altitude, au cours d’une expédition dans l’Himalaya à la conquête d’un sommet vierge qui a été baptisé à l’occasion « Mont Antoine LeCoultre ».
Les stars du design
Encensé par certains, décrié par d’autres, le design a de plus en plus sa place dans la Haute Horlogerie aujourd’hui et les délires créatifs des designers ont souvent poussé les maîtres-horlogers à développer de véritables prouesses de technicité et de savoir-faire.
C’est le cas avec Christophe Claret qui sort cette année une déclinaison de son premier modèle, la spectaculaire Dual Tow. Pour célébrer les 20 ans de sa manufacture, Christophe Claret, qui conçoit et produit des mouvements à hautes complications pour les plus grands noms de l’horlogerie suisse, a signé en 2009 le premier garde-temps sous son propre nom, qui marque un tournant dans l’histoire de la maison. Baptisé DualTow, ce chronographe mono poussoir planétaire à sonnerie et tourbillon concentre excellence technique et recherche esthétique. L’innovation majeure de cette montre éditée en série limitée de 68 exemplaires, tous uniques et personnalisables, tient avant tout à sa fonction chronographe mono poussoir brevetée fonctionnant grâce à trois planétaires. Son affichage inédit de l’heure et des minutes par courroies lui offre un visage ultra technique et racé en corrélation avec le style novateur et provocateur du mouvement CC20A, lequel fait résonner son timbre à chaque fois que le poussoir du chronographe est actionné. La nouvelle déclinaison, NightEagle, s’inspire entre autre de l’univers ultra secret des avions furtifs, à l’image du F-117 Night Hawk américain: lignes tendues, angles vifs, teintes ton sur ton et transparence. Sur la partie supérieure du mouvement, trois ponts en saphir fumé, réalisés au sein des ateliers, font figure de cadran furtif.
Une haute performance, un style audacieux et des technologies avancées, propres à Richard Mille, sont les ingrédients qui participent au succès de la marque. Cette technologie, Richard Mille souhaitait la mettre au service d’un sportif exceptionnel pour élaborer un nouveau modèle répondant aux contraintes extrêmes d’un sport de haut niveau. Après Felipe Massa en Formule 1, RM s’est donc orienté vers Rafael Nadal pour ce nouveau partenariat. Materiaux de pointe, comme d’habitude, complication horlogère de rigueur, recherche ultime du gramme en trop, cette pièce est destinée à être portée lors de tous matchs joués par le fameux tennisman gaucher. le mouvement de la RM 027 Tourbillon est réalisé en titane et en Lital, un alliage de lithium contenant de l’aluminium, du cuivre, du magnésium, du zirconium et possédant une densité de 2.55. Cette addition de lithium apporte au mouvement une très grande souplesse, mais aussi plus de résistance aux chocs. Cet alliage est d’ailleurs utilisé dans de nombreuses pièces d’avions tel que l’A380, d’hélicoptères, de fusées, de satellites ou encore de Formule 1. Le résultat est là. La RM 027 est l’une des montres tourbillon les plus légères du monde avec un mouvement ne pesant que 3.83 grammes. Le boîtier de la RM 027 Tourbillon, réalisé dans un composite à base de carbone extrêmement robuste, protège parfaitement le mouvement et le tourbillon placé en son centre, contre les chocs. La carrure et le fond de la boîte sont monobloc pour, là encore, toujours plus de légèreté. Le verre; la lunette et le réhaut en carbone ont des propriétés remarquables telles qu’une résistance extrême et une rigidité optimale. La RM 027 Tourbillon est une édition limitée de 50 pièces, avec un bracelet ultra léger en polyuréthane, souple et confortable.
Pour vous, Mesdames…
Si le Salon Belles Montres nous a permis de découvrir parmi les grandes marques horlogères des modèles souvent différents mais toujours magnifiques, les modèles féminins ont été largement sous-représentés. Pourtant, vous êtes de plus en plus nombreuses Mesdames à vous intéresser aux montres-bijoux bien sûr, mais aussi au détail des mouvements, à la spécificité des matériaux. Heureusement Piaget a exposé sa fameuse Limelight, une création incroyable que de nombreuses amatrices connaissent déjà. Depuis la fin des années 1950, Piaget se distingue dans la création de montres joaillières faisant preuve d’une audace peu commune. Dans la digne lignée de ces collections, souvent extravagantes, Piaget a imaginé en 2009 un nouveau concept de montre: la Limelight Twice. Montre inédite, au design atypique. Elle est duale. Sage ou extravertie selon l’humeur. Dans sa version simple, le côté pile est une montre ronde où l’effet plissé du guilloché soleil sur or blanc donne l’illusion d’une forme ronde. Les lignes de la boite sont modernes pures et douces. Un adorable petit cadran noir se loge à 18h. Côté face, un rang de diamants illumine le cadran blanc où des chiffres romains distinctifs soulignent l’excentrage des aiguilles à 12h. Deux mouvements quartz Piaget 56P distincts animent chacune des faces de la montre permettant ainsi une utilisation du double fuseau horaire. Dans sa version haute-joaillerie, le côté «face» de la Limelight Twice est orné d’un motif soleil entièrement serti de diamants. Le côté «pile» garde la sobriété des chiffres romains sur fond argenté, cerclé d’un rang de diamants. C’est sur le bracelet que le travail de sertissage et de montage sont le plus extraordinaires. La réversibilité imposait une souplesse et un travail sur le poli serti très contraignant. Epousant la forme du poignet d’un côté comme de l’autre, les deux identités de la Limelight Twice se révèlent. Diamants, pour l’humeur glamour des «red carpets», effets paillettes or blanc pour une journée pleine de gaité. Les mêmes codes sont déclinés sur le fermoir, un côté serti, un côté poli. D’autres prouesses techniques ont été nécessaires pour ce jeu de pile ou face, tel que l’intégration de la boite et du bracelet, le bouton poussoir caché pour permettre la mise à l’heure. Trois modèles sont disponibles. Deux sur bracelet satin noir et une version haute joaillerie sur bracelet or et diamants. Fidèle à la marque Piaget, la montre Limelight Twice a été créée pour une femme moderne, active et féminine, aimant la discrétion mais ne s’interdisant pas les plaisirs extrêmes du glamour.
Les sublimes complications
Pour les amateurs d’horlogerie, le summum de l’art horloger réside sans doute dans l’univers des complications. Le squelettage est une des complications les plus poétiques par le biais de laquelle lesmaîtres-horlogers sont chargé d’éliminer le «superflu» pour accéder à l’essentiel et le mettre en valeur : le mouvement. L’interaction des roues, leviers et ressorts des mécanismes de montres fascine les amateurs de belles pièces depuis les origines de l’horlogerie. Il n’est donc pas surprenant que les horlogers aient parfois pris goût à exposer la merveilleuse chorégraphie interne de leurs créations – pour le plus grand plaisir de leurs clients. Ainsi naquit le squelettage, l’art délicat d’ajourer les platines, les ponts et les coqs jusqu’aux limites de la faisabilité mécanique et de la bonne marche du mouvement.
Dans cet esprit, Cartier rend à cette technique artisanale traditionnelle un hommage qui transcende la notion de montre-squelette. C’est une transparente orchestration du temps qu’ offre la Maison aux connaisseurs à travers la Rotonde Grande Complication Squelette intégrant le mouvement 9436 MC. Ce magnifique mouvement mécanique manufacture à remontage manuel intègre un tourbillon, un chronographe monopoussoir et un quantième perpétuel. Il se loge dans un boîtier en platine 950 millièmes de 43,5 mm de
Pasha Squelette Panthère de Cartierdiamètre qui offre une vue parfaite sur l’incroyable mécanique grâce à sa glace et son fond saphir.
Dans le domaine des montres pour femmes, Cartier n’a pas son pareil pour laisser exploser tout sa créativité dans un festival de formes inédites et de pierres précieuses minutieusement serties. Raffinée et sensuelle, la montre Pasha squelette décor Panthère sublime l’association exigeante de la créativité joaillière et du savoir-faire horloger traditionnel. Cartier revisite bien évidemment la panthère, figure animale de référence, et dévoile au coeur de son boîtier en or gris serti de diamants ronds un cadran squelette à la silhouette féline. Réalisée à partir des ponts du mouvement, la tête de panthère sertie de diamants sert de scène à la course des heures et des minutes tout en laissant admirer les battements du mouvement mécanique à remontage manuel qui anime cette montre raffinée jusqu’au bout des griffes.
De la forme au mouvement, les montres Cartier sont uniques. Des artisans, des ingénieurs et des créateurs qui perpétuent, à travers la réalisation de montres parmi les plus extravagantes et les plus compliquées, les valeurs d’audace, de créativité, de respect de la tradition mais aussi le sens de l’innovation et le soin du détail qui animent Cartier.
